© Chloe Vollmer-Lo
CÉLINE BAGOT
“Faire évoluer notre société. Être actrice du changement. Transformer ce qui m’indignait en quelque chose de positif.
C’est de cette volonté d’agir qu’est né le POP WOMEN FESTIVAL. Car le saviez-vous ? Seul.e.s 20% des artistes programmé.e.s dans les événements culturels français sont des femmes ?
J’ai voulu créer le POP WOMEN FESTIVAL comme un écrin pour que les artistes puissent s’exprimer librement, une vitrine pour parler culture, représentations, art, histoire, valeurs communes, grâce à la pop culture et à des artistes engagées et diverses.
Par la suite, c’est le label POP WOMEN qui s’est imposé, car le sujet de la place des femmes dans la société mérite qu’on s’y intéresse tout au long de l’année”.
ÉDITO • POP WOMEN FESTIVAL 2026
« Ce n’est pas parce que mes organes reproducteurs sont à l’intérieur que je ne peux pas gérer tout ce que vous pouvez gérer. » – Samantha Carter, Stargate SG1
Quand j’ai lancé le POP WOMEN FESTIVAL, il y a cinq ans, l’idée était simple : créer un moment pour se retrouver. Un endroit où l’on puisse parler de pop culture, de récits, de ce qui nous traverse, librement, et sans détour.
Cinq ans plus tard, ce qui me touche le plus, c’est d’être encore là et surtout, d’être si bien entourée. Cette édition est traversée par une vraie joie : celle de célébrer ensemble, mais aussi celle de se sentir soutenue. Par les artistes, les partenaires, les institutions, les professionnel.le.s, les équipes, et par un public toujours plus fidèle et curieux, qui revient, qui découvre, qui fait vivre le festival.
Je crois sincèrement que la culture agit souvent là où on ne l’attend pas. Les livres qu’on lit, les images que l’on regarde, les chansons qu’on fredonne modifient doucement notre manière de regarder le monde. Dans ce festival, la bande dessinée, la littérature, la musique et les arts visuels deviennent des points de rencontre, des espaces de circulation, des façons d’ouvrir des discussions sans les imposer.
On y parle d’amour et de violence, de filiation, de désir, de colère, de transmission. On y écoute des récits intimes parce qu’ils résonnent toujours avec le collectif. On se retrouve pour échanger, rire, débattre, souvent s’émouvoir et surtout célébrer ce qui nous unit.
Le ministère de la Culture rappelle qu’il faudra encore 120 ans pour atteindre la parité entre les artistes femmes et hommes dans les expositions, les revenus, les moyens de production, la visibilité médiatique.
Alors oui, cinq ans, c’est peu.
Mais c’est aussi une très belle base.
Cinq ans, c’est déjà une dynamique, une communauté, une manière de faire.
Et si le chemin est encore long, tant mieux : cela veut dire qu’on a encore beaucoup de récits à faire entendre, beaucoup de voix à amplifier, beaucoup de moments à inventer.
Le POP WOMEN FESTIVAL n’a pas vocation à attendre 120 ans.
Il préfère agir maintenant avec joie, avec douceur, avec détermination.
Et continuer, année après année, à faire ce qu’il sait faire le mieux :
créer des espaces où la culture circule, rassemble, et transforme.
Merci à toutes celles et ceux qui rendent cette aventure possible.
Bon festival à toutes et à tous,
Céline Bagot