SYNDROME DE L’IMPOSTEUR : LE SOUCI, C’EST MOI ?
SYNDRÔME DE L’IMPOSTEUR : LE SOUCI, C’EST MOI ? avec ÉRIC GIACOMETTI, CÉLINE BRACQ & FANNY BRIANT
Le syndrome de l’imposteur n’est pas un simple doute passager, ni un manque de confiance individuel. C’est un mécanisme profond qui pousse à minimiser ses compétences, à attribuer ses réussites à la chance, et à vivre avec la peur d’être un jour « démasquée ». S’il touche une grande partie de la population, il affecte plus durement les femmes. Plafonds invisibles, injonctions contradictoires à la perfection et à la modestie : tout concourt à faire du doute un compagnon familier des parcours féminins.
Ce syndrome apparaît aujourd’hui de plus en plus tôt, notamment chez les 15–24 ans. Une génération exposée très jeune à la comparaison permanente, à la mise en scène de la réussite sur les réseaux sociaux, et à une pression accrue à « bien faire », « réussir vite » et « trouver sa place ». Là encore, les jeunes femmes sont en première ligne : plus nombreuses à intérioriser l’échec, plus enclines à douter de leur légitimité, même à compétences égales.
Dans leur bande dessinée d’enquête Le Syndrôme de l’Imposteur (éd.Marabulles), Éric Giacometti et Céline Bracq croisent leurs expériences pour explorer ce malaise contemporain. Lui, scénariste habitué aux récits d’investigation ; elle, dirigeante d’institut d’études et observatrice des dynamiques sociales et politiques. Ensemble, ils interrogent l’origine du concept, ses manifestations concrètes et ses effets dans les sphères professionnelle, médiatique et intime. Leur enquête met en lumière une évidence : le syndrome de l’imposteur n’est pas une faiblesse personnelle, mais le produit de normes sociales, de rapports de pouvoir et d’inégalités persistantes particulièrement défavorables aux femmes.
Au dessin, Fanny Briant donne une forme sensible et incarnée à ces mécanismes invisibles. Son trait rend perceptibles les pensées parasites, les peurs silencieuses et les contradictions intérieures qui traversent tant de femmes au travail, dans la création, la prise de parole ou l’exposition publique. En donnant corps à ces récits, elle transforme une expérience intime en expérience collective, ouvrant un espace de reconnaissance et de discussion.
Une rencontre pour nommer ce que beaucoup ressentent, déplacer la culpabilité individuelle, et interroger un système qui fabrique le doute afin de reprendre, ensemble, un peu de terrain sur la légitimité.
TABLE RONDE • jeudi 5 mars à 18h
• la caisse d’epargne • auditorium • accès gratuit
• inscription obligatoire • tout public
• dédicaces à l’issue de la table ronde
©Éric Giacometti / ©drachdavid / ©Fanny Briant
Sortie prévue pour le POP WOMEN FESTIVAL
• sortie le 4 mars 2026 •
Une bande dessinée POP WOMEN SELECTION
TABLE RONDE • jeudi 5 mars à 18h • la caisse d’epargne • auditorium • accès gratuit
• inscription obligatoire • tout public • dédicaces à l’issue de la table ronde
La Caisse d’Epargne • 12/14 rue Carnot • Reims
DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES